Perdu dans les Pyrénées, le Relais de l’Infante se dresse en ruine, porteur d’une histoire intense qui témoigne d’une période jadis prestigieuse.
Construit en 1844, le Relais de l’Infante repose au fond d’une gorge, emplacement qui s’explique par sa fonction d’origine : un établissement thermal alimenté par 4 sources d’eau chaude sulfurées. Les vestiges des nombreux canaux et de la piscine principale en témoignent encore aujourd’hui. En effet, les eaux de la région sont réputées pour leurs bienfaits, ce qui a favorisé l’implantation de plusieurs établissements thermaux dans la zone.

En 1876, des inondations d’une violence rare, causées par la crue de la Têt, emportèrent tout sur leur passage. Le lieu dut être entièrement reconstruit, mais il ferma finalement ses portes en 1929.
En 1941, un banquier Perpignanais décida de racheter ce lieu pour le transformer en auberge restaurant Gastronomique. Plus tard, en 1978, une nouvelle transformation vit l’ajout d’un hôtel, et c’est à cette période que le lieu prit le nom de “Relais de l’Infante”.
L’hôtel va abriter les amours clandestins d’une clientèle bourgeoise Perpignanaise. En 1984 le relais est cambriolé, le propriétaire annonce donc piéger la maison. Sûrement suite à cette annonce, les malfaiteurs reviennent et incendient les lieux, qui sont depuis restés abandonnés…
Le Relais de l’Infante vu de nos jours (2023)

En descendant l’ancienne petite route à flanc de falaise, désormais réduite à un simple sentier, nous apercevons les ruines du toit calciné. Au terme de cette route se trouve une esplanade construite au-dessus du vide, qui devait jadis servir de parking.

L’entrée est en partie effondrée mais surtout recouverte de végétation, qui a repris ses droits depuis 1984.


En avançant dans l’exploration, nous arrivons au niveau du bassin principal. Cela nous offre une vue sur l’ensemble des restes de la façade du relais, désormais recouverte par le lierre. Les grapheurs, notamment Espagnols, ont pris possession du lieu pour y faire leur fresques. Certaines sont certes originales (il faut malgré tout le reconnaitre…),pour d’autres en revanche…nous nous passerons de commentaires !


Une fois à l’intérieur, nous apercevons les dégâts fait par l’incendie. Plus de planchés, plus de cloisons, juste les 4 façades restent debout. En nous penchant par une fenêtre qui surplombe le fleuve « Têt » n’étant alors qu’un simple torrent, mais pouvant rentrer en crue les jours d’orage.




